Lucie Grande, une coach engagée et tournée vers l’avenir

lucie grande

Depuis toute petite, le sport fait partie intégrante de la vie de Grande Lucie. Ayant grandi dans les Pyrénées, le ski s’est imposé naturellement. Ses parents souhaitent également qu’elle découvre le sport collectif : entre 6 et 10 ans, elle pratique à la fois le handball et le golf.

Un accident marque un tournant : elle se casse les deux bras au ski. Déjà engagée dans une dynamique de haut niveau, elle doit alors faire un choix décisif et se consacrer à un seul sport. Le golf s’impose.

Des Pyrénées aux fairways : une enfance guidée par le sport

À la sortie de la 4ᵉ, elle passe les tests du CREPS de Toulouse, où elle intègre la filière avec Stéphanie Arricau. Cette expérience lui ouvre les portes de la compétition et du haut niveau national.

Elle intègre le Pôle du CREPS à 14 ans et en sort à 16 ans et elle signe avec Karine Mathiot (Palmola), où elle restera 9 ans. Elle contribue à la montée en division et participe notamment à deux Golfers.

Pourtant, le chemin n’a pas été linéaire. Son rêve ultime était une carrière pro avec en ligne de mire un dernier tour de majeur. Lorsqu’on lui annonce qu’elle n’est pas prise en pôle France après deux années intense au CREPS de Toulouse.

Une sortie brutale : pour la première fois, elle se retrouve « lâchée dans la nature ». Il faut retrouver un cursus scolaire classique et des solutions pour continuer à s’entraîner.

Un échec qu’elle transcende grâce, notamment, au soutien indéfectible de Karine et de ses parents. Une période de transition difficile mais fondatrice, qui, avec le recul, lui a permis de vivre pleinement sa jeunesse et de construire une autre facette de son projet.

Avec une femme coach, la barrière du genre disparaît, laissant place à une relation plus libre et plus personnelle

Ascension, sororité et concurrence

À 14 ans, loin de sa famille, Lucie a fortement ressenti l’importance du lien féminin avec ses coach. Un aspect presque maternel, une compréhension différente, une confiance plus profonde. Ce lien était essentiel. 

Avec une femme coach, la barrière du genre disparaît, laissant place à une relation plus libre et plus personnelle. Ce n’était pas un choix conscient à l’époque, mais une richesse et une chance qu’elle mesure aujourd’hui. De véritables inspirations. 

Avant le CREPS, son environnement était plus simple : le golf à 5 minutes de chez elle, deux jours d’école de golf par semaine, et le soutien déterminant de sa professeure Ghislaine Peridier. C’est elle qui l’accompagne vers les compétitions départementales et de ligue, puis elle est rapidement orientée par sa coach vers Karine Mathiot.

Au CREPS de Toulouse, elles sont 3 joueuses, dont deux sont enseignantes aujourd’hui. La concurrence existait sur le terrain, mais la sororité était réelle : elles avancaient ensemble.

Sortir de sa zone de confort : études et reconversion réfléchie

Son projet initial n’était pas scolaire. Pourtant, elle s’engage dans un parcours qu’elle n’avait pas imaginé :

  • Bac STMG
  • DUT Techniques de Commercialisation à Tarbes
  • Bachelor en Marketing Sportif à WIN Sport School Toulouse

En alternance chez Decathlon (rayon golf), elle vit une expérience fondatrice : le conseil client, la reconnaissance de son équipe et l’impact concret de ses recommandations créent un véritable déclic.

Diplôme en poche à 22 ans, elle se forme en accéléré avec le Club Med à Opio, près de Cannes. Une expérience qu’elle décrit comme « incroyable », riche en rencontres humaines fortes, encore présentes aujourd’hui dans sa vie.

Elle enseigne à tous les niveaux, du débutant à 10 d’index, avec une forte présence de jeunes. Cette transmission réveille son lien avec le haut niveau et son passé sportif.

Selon elle, passer ce diplôme nécessite une vraie passion pour l’apprentissage et la transmission. Une étape essentiel pour aller plus loin dans son coaching.

La formation accélérée dure entre un an et un an et demi avec le Club Med.

Naturellement, elle décide de passer le Diplôme d’État (D.E.), pour devenir entraîneure.

“Si vous êtes bonne golfeuse, que vous avez la passion de transmettre, que vous n’aimez pas être enfermée et rencontrer du monde, ce métier est fait pour!

Ses enjeux et ambitions de carrière

Elle intègre la Whales Academy dans le cadre de son passage de D.E. 

Pour elle c’est bien plus qu’une académie de golf. C’est un environnement de performance où la culture sportive est au cœur de tout. Basée à Biarritz, elle accompagne les joueurs avec une approche globale : technique, physique, mentale et humaine. L’ADN Whales repose sur l’exigence, la planification et le suivi sur le long terme, avec une vision claire du haut niveau. Ici, chaque joueur est considéré comme un projet unique, accompagné avec rigueur, ambition et passion, dans un cadre à la fois structurant et inspirant.

Lucie intègre Whales Academy à Biarritz, un environnement où la culture sportive est omniprésente. Elle s’y sent immédiatement à sa place. D’ailleurs, après son D.E, elle sera titularisée pour intégrer l’équipe à long terme.

Très axée sur la planification, elle estime que le cadre est essentiel, quel que soit le public.

Ses ambitions :

  • Développer Whales Academy et pourquoi pas devenir franchisée
  • Diffuser l’ADN Whales dans d’autres académies, en France et à l’international
  • Cibler davantage les jeunes
  • Assurer un suivi long terme des joueurs et joueuses accompagné.e.s, jusqu’au plus haut niveau
  • Créer et entretenir un réseau solide autour de la performance made in Whales Academy

Qui est Grande Lucie, la golfeuse ?

Aujourd’hui, elle n’a plus rien à prouver.

Jeu puissant, agressif, hors du style européen classique :

  • Elle drive partout où elle peut
  • Prend des risques sans craindre le danger
  • Gère ensuite du mieux possible

Ses fers, du pitch au fer 7, sont des armes clés (fer 7 : 150 mètres).

Côté putting, elle commence à vraiment y prendre goût : un jeu de précision, exigeant, où chaque coup doit être dans le sac.

Son grigri ? Son cover de drive en forme de koala. Symbole de paresse et de calme à l’époque de ses 16 ans… tout ce qu’elle n’était  pas sur le parcours.

Merci Lucie pour ton témoignage.

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